Sorobango/Tagadi : Le professeur Babacauh sollicité pour réparer les routes

Le professeur Babacauh Koffi Dongo, candidat à l’élection régionale dans le Gontougo

Alors que le professeur Babacauh Koffi Dongo prenait part à la fête des ignames à Kanassé, village situé à quelques encablures de Bondoukou, une délégation des populations de la circonscription de Sorobango/Tagadi est venue le rencontrer. Motif de cette visite inattendue, solliciter l’appui de l’ancien directeur de la Compagnie ivoirienne pour le développement des textiles (CIDT) pour désenclaver la zone.

En effet cette partie de la région de Gontougo jouit d’une grande notoriété en matière de production vivrière. Elle constitue le grenier du District du Zanzan, affirment de nombreuses gens. C’est d’ailleurs grâce aux villages et campements de Sorobango/Tagadi que le Zanzan est connu pour sa grande production d’ignames. Au moins 20% des meilleures variétés de tubercules y sont cultivées.

Cependant, il y a problème. Pas assez de routes et de pistes pour évacuer les productions. Celles existantes, impraticables car en piteux état. Les productions pourrissent dans les champs, ruinant chaque année les efforts des braves cultivateurs.

Le choix porté sur la personne de Babacauh pour désenclaver la localité n’est pas fortuit. Et dire que cette grande circonscription électorale ne manque pas de fils et filles susceptibles de la sortir de sa léthargie. Mohamed Ouattara, le député de cette zone, un natif de Sorobango. Bien d’autres noms encore.

Mais le professeur Babacauh ne s’est pas posé des questions. Comme à son habitude, il ne s’est pas fait prier pour accéder à la demande de ses « parents ». Pour joindre l’acte à la parole, l’ingénieur agronome a dérouté vers Sorobango/Tagadi des pelleteuses envoyées à Bondoukou pour les travaux, dans le cadre de la prochaine visite présidentielle. Babacauh Koffi Dongo a mis la main à la poche pour assurer le carburant des engins.

Le Gontougo, une région malade de ses infrastructures. Réalité que n’a pas manqué de rappeler Patrick Achi, ministre des Infrastructures économiques. C’était le 6 octobre, à Kouassi-Datékro, aux côtés du ministre Adjoumani lors des obsèques de Kouadja Koffi, 1er vice-président du Conseil général de Tanda.

Devant la réalité de l’état de dégradation des routes, le ministre Achi n’a pas mis sa langue dans sa poche. « Le Zanzan n’avait pas de Conseils généraux », aurait-il chuchoté à l’oreille de quelqu’un. Il aurait ajouté que les localités du Nord, même privées d’Etat pendant 10 ans en raison de la rébellion, ont pu relever la tête grâce au peu de moyens dont disposaient leurs Conseils généraux.

Critique implacable. En effet, Bondoukou a un Conseil général. Tout comme Tanda. D’ailleurs ceux qui ont dirigé ces entités décentralisées ambitionnent de candidater au poste de présidents de Conseils régionaux. « Pour quoi faire », s’est interrogé un paysan de Bondoukou. « Pour présider au sommeil du Gontougo », répond ironiquement un autre. « Ils veulent prendre la tête du Conseil régional pour achever l’entreprise de destruction du bien commun commencée il y a plus de 10 ans », affirme sur un ton sentencieux des langues.

Ossène Ouattara

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