BONDOUKOU : La réaction à chaud de Babacauh Koffi Dongo suite aux incidents du 16 décembre

Babacauh Koffi Dongo, délégué départemental PDCI de Bondoukou 2, a bien voulu s’ouvrir à la presse pour dire sa part de vérité suite aux incidents survenus dans la journée du dimanche 16 décembre 2012.

Le professeur Babacauh, en conférence de presse, dans la soirée du 16 décembre, à Bondoukou

Le professeur Babacauh, en conférence de presse, dans la soirée du 16 décembre, à Bondoukou

Des incidents se sont produits alors que le PDCI devrait plancher sur les candidatures pour le Conseil régional du Gontougo. Qu’est-ce qui est à l’origine de ces grabuges ?

Je vais vous dire comment cela se passe normalement. Aux législatives, c’est moi qui étais chargé du consensus. Les candidatures sont déposées dans chaque délégation. Le doyen d’âge des délégués appelle les autres délégués pour analyser les dossiers en vue de trouver un consensus. Parce qu’au PDCI, on a décidé d’aller ensemble de façon consensuelle. Parce que pour des raisons multiples, il est difficile d’aller aux primaires. Donc le Pdci a décidé que ce sera une démarche consensuelle. Et c’est cette démarche qui a été engagée. Maintenant, il y a sûrement des raisons qui ont fait que les jeunes du PDCI et d’autres partis, et même de la société civile, se sont levés contre la tenue de cette réunion.

Quelles sont ces raisons ?

Je crois qu’il faut demander aux jeunes. Mais parmi les raisons qui ont été énumérées, il y a le fait que le ministre Adjoumani qui serait candidat, à Tanda, a fait annoncer qu’il faut une région à Tanda. Donc cela conduirait à diviser le Gontougo en 2 : Bondoukou et Tanda. Quand on veut diriger une région et en même temps on demande qu’on la divise en 2, cela devient incongru. La deuxième, c’est qu’ici dans le Gontougo, nous avons beaucoup de cadres. Et la jeunesse n’est pas d’accord pour le cumul des postes. Voila quelques raisons que les jeunes qui ont empêché la tenue de cette réunion ont avancées.

Mais la réunion s’est tenue quand même et vous n’étiez pas présent. Quelles conséquences peut-on en tirer ?

Quelle réunion ? Moi, je n’en connais pas. Puisque je vous dis que le préfet de police est venu à la maison du parti pour dire que la réunion ne peut pas se tenir, compte tenu de l’effervescence du moment. Alors moi, je ne suis pas au courant de quelque réunion que ce soit.

Il a été clairement indiqué au cours de cette réunion qu’il n’y avait que 2 candidatures dans la région du Gontougo pour les régionales au compte du PDCI. Celle du ministre Kobenan Kouassi Adjoumani et celle de Kobenan Kossonou Honoré. Il ressort que vous n’êtes pas candidat.

Qui a dit que je ne suis pas candidat ? Je dis qu’il n’y a pas eu de réunion. Donc vous m’apprenez des choses que j’ignore. Il n’y pas eu de réunion. Le préfet de police a dit que la réunion ne pouvait pas se tenir. S’il y a eu une réunion, c’est une réunion officieuse.

Mais est-ce que vous avez déposé votre candidature ? A-t-elle été retenue ?

C’est à l’issue d’un processus qu’on retient une candidature. Ce n’est pas d’office. Oui j’ai déposé ma candidature. Et voilà comment cela se passe au PDCI. Le communiqué dit que les candidats à la candidature du PDCI doivent déposer leurs dossiers dans leur délégation départementale ou communale. Il y a 4 délégations dans le département de Bondoukou, pour ne prendre que ce cas-là. Chaque délégué, s’il y a un candidat dans sa délégation, doit déposer cette candidature à la permanence de sa délégation. C’est là qu’on le dépose. Et le parti nous a demandé, pour avoir une idée de ce qui se passe, de déposer les récépissés de dépôt de dossiers au parti à Cocody. Ce que j’ai fait. Donc quand on raconte que Babacauh n’a pas déposé de dossier de candidature, ce n’est pas la vérité. J’ai déposé mon dossier là où il faut et quand il le fallait. Il n’y a aucun problème à  ce niveau. Vous pouvez le vérifier au siège de mon parti à Abidjan. Ce n’est pas un quidam désigné doyen qui vient pour recueillir les dossiers. Non, ce n’est pas comme ça.

Quels sont les candidats en présence pour ces régionales dans votre parti ?

Nous avons eu une réunion à la direction du parti qui nous a informés que dans la région du Gontougo, il y a 3 candidats. On n’a pas dit les  noms. Mais moi, je sais que je suis candidat.

Pourquoi vous  êtes candidat ?

C’est simple. La région est une plate-forme de développement. Mon profil à moi est d’être développeur. C’est ce que j’ai fait dans ma vie. J’ai été directeur de l’Ecole nationale supérieure agronomique. Là où on forme les ingénieurs agronomes chargés du développement agricole. J’ai été directeur général de la CIDT, la compagnie chargée du développement du coton et de tout le Nord. J’ai également été le PCA de la Palmindustrie. Voilà les raisons pour lesquelles je pense que la petite expérience que j’ai eue au cours de ma vie pouvait être mise à la disposition du Gontougo pour assoir les soubassements du développement du Gontougo. Voilà pourquoi je suis candidat.

Avec ce qui prévaut, votre parti est fragilisé. Comment comptez-vous colmater les brèches pour gagner cette élection ?

Il faut attendre d’abord que le parti prenne les décisions qui s’imposent suite à ce qui vient d’arriver à Bondoukou. Moi, je n’ai pas la solution. C’est le parti qui l’a. Vous savez, dans un système consensuel, on démarre ici à Bondoukou le consensus. Si ça ne marche pas, on s’en remet au comité chargé au niveau d’Abidjan de rechercher le consensus. Si là-bas ça ne marche pas, on va vers le président Henri Konan Bédié qui tranche. On n’est qu’au début du processus. Donc, je ne peux pas vous dire qu’il y a ceci ou cela. Certainement le PDCI va trouver une solution.

Et si on vous demandait de rallier la liste du ministre Adjoumani ?

Nous aviserons.

Qui est derrière le professeur Babacauh pour afficher cette sérénité?

Qui est derrière le professeur Babacauh ? D’abord, c’est la population du Gontougo. Moi, j’ai dit à mes frères, et surtout à la jeunesse, que mon parcours est très long. Le président Alassane nous a donné une maison à bâtir. Cette maison s’appelle le Gontougo. Nous, les Anciens, devons mettre les soubassements. Et ensuite, laissez les jeunes bâtir la maison. Voilà ce qui est derrière, c’est la jeunesse. Nous voulons asseoir quelque chose pour que cette jeunesse puisse vivre. On dit que le Gontougo, c’est la région la plus pauvre. Il y a une part de vérité. Mais le Gontougo regorge de potentialités. Il faut des hommes qui permettent à cette région de sortir de l’impasse. Vous voyez, ce n’est pas la première fois que je suis sur la scène politique. C’est vrai, je ne fais pas de la politique politicienne. Quand il y a des parents qui ont des problèmes, je me lève pour dire non. Je me suis levé ici à cause du manganèse. Parce qu’on était en train de gruger nos parents. J’ai dit non. Et je continue. Que je sois élu ou pas, si jamais on vient piétiner les habitants du Gontougo, je vais me lever et dire non. Même s’il faut aller en prison, je le ferai. Je veux que la jeunesse de chez moi trouve du travail. Je veux que les femmes sortent de l’ornière. Je veux que les enfants aillent  à  l’école parce que si les parents n’ont pas d’argent, comment les enfants vont aller à l’école ? C’est pour toutes ces raisons que nous devons être unis. Quand vous dites qui est derrière moi, je réponds : c’est tout le Gontougo.

Rosemonde Desuza

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3 commentaires pour BONDOUKOU : La réaction à chaud de Babacauh Koffi Dongo suite aux incidents du 16 décembre

  1. koffi dit :

    sage et protectrice la declaration du professeur . Merci professeur de nous defendre

  2. falley dit :

    Bravo au professeur.

  3. press maroc dit :

    Bonnnnnnnnnn article MErciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii auteur

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