Municipales et Régionales dans le Bounkani: IL S’AGIT D’ELECTIONS DE DVELOPPEMENT

Le logo de la Commission électorale indépendante

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En cette période de tractations de tous genres pour le choix des têtes de listes pour les élections municipales et régionales, et des campagnes électorales qui vont bientôt s’ouvrir, la nécessité de la cohésion, pré et post-électorale, pour un développement harmonieux de la région, doit interpeller plus d’un. Cela paraît d’autant plus important que c’est de l’avenir de tout un peuple qu’il s’agit. Militants (es) de premières ou de dernières heures de tous les partis politiques, hommes, femmes et enfants de toutes ethnies et de toutes religions. Les enjeux du développement ne doivent plus être noyés par des appétits personnels. Or ce qu’il nous est donné d’observer ou entendre actuellement ressemble à ça et, risque d’en rajouter au fossé de la division. Et c’est le développement qui en pâtira.

Beaucoup de ce que nous entendons et voyons, ressemblent à du mépris pour les valeurs de l’unité et d’un vivre-ensemble harmonieux.

Militants(es) du RDR, au nom de la politique de faire du vivre-ensemble une réalité dans le Bounkani, l’on s’adresse encore à vous. Car, toute agression de ces valeurs par vous, sera incompréhensible. Vous, qui devez plutôt en être les défenseurs. Alors, pourquoi là où on vous demande d’unir les forces, de se tendre la main, certains se jettent des peaux de banane, raffolent la délation destructrice ? D’autres ne se gêneraient même plus de raser les couloirs des bureaux, de solliciter des audiences avec des autorités du parti et des cadres de la région, avec, comme objet, calomnier et dénigrer adversaires et partisans. C’est lamentable !

Ne revenons pas sur ce qui a été dit au sujet de tel ou tel candidat, pour lui retirer la confiance du parti, voire le nuire. On s’en offusquerait moins si ces « détracteurs » étaient exempts de tous reproches. Si leurs démarches se limitaient aux seules querelles de positionnement, on en parlerait moins. Très souvent, ce qu’on dit fait dire ce qu’on n’a peut-être pas voulu dire. Alors attention à ce que vous dites !

Au début, certaines personnes, on ne sait dans quel objectif, ont voulu ramener le débat sur le choix des têtes de liste au dangereux terrain ethnique. Des propos du genre « on a préféré un tel à tel autre pour des raisons ethniques » sont dangereux. Même quand leurs auteurs prennent le soin de murmurer ou d’habiller leurs intentions réelles, elles sautent aux yeux des hommes et femmes avertis. Peut-être que ce n’est pas exactement ce qu’on a voulu dire ou faire dire. Mais l’idée a germé au point de produire des effets.

D’autres ont donné libre cours à leurs instincts inflammables en parlant de religion. Peut-être qu’on n’a pas été compris, se défendent-ils. Mais les conséquences sont perceptibles sur le terrain. Evitons de mélanger politique et religion ! Les défenseurs du militantisme de première heure (?) ont fini par convaincre que militer dans un parti n’est plus seulement un combat idéologique, réveillant ainsi les appétits dormants. Car, ne le cachez plus, derrière cette notion se cache vos revendications d’une part du gâteau. Non, le militantisme est d’abord une conviction à une idéologie. Du coup, de nouveaux critères de choix des têtes de liste pour les élections se sont invités dans le débat. A savoir l’ethnie, la religion et un militantisme à récompenser. Dans un contexte de développement, n’ayons pas peur de le dire, c’est malsain. C’est purement de la démagogie politique, véritable obstacle au développement.

C’est pourquoi je voudrais, humblement, inviter les filles et fils de la région à méditer ces paroles du Président de l’Assemblée Nationale, Soro K. Guillaume, prononcées à Abronamoué, dans la localité d’Abengourou. Il disait « ne vous laissez pas blaguer par la politique ! Si vous vous laissez blaguer par la politique, le développement ira pour vous laisser !« .

Dans la même logique de développement, monsieur Alliadji Soumaïla, vice-président du RJR de Bondoukou, justifiant son soutien à un candidat indépendant, disait ceci: « il s’agit ici d’une élection de développement« . Rien d’autre. Ce qui a fait dire à un observateur de la scène politique du Bounkani que face à un tel enjeu « même la comédie politique comprendrait difficilement le choix de certaines têtes de liste, s’il venait à être effectif ».

Au lieu de cela, l’on parle de militantisme de première heure là où il est question de développement. On brandit des critères autres que ceux du développement, là où l’on parle de compétence au profit d’un développement dans l’unité retrouvée. C’est du braquage. Si dans un village déjà malade des appétits personnels l’on persévère dans cette politique malsaine, comme le disait encore le Président de l’Assemblée Nationale, « vous allez encore rester derrière« . Alors le choix des candidats doit plutôt tenir compte de l’enjeu. Car de plus en plus, l’électorat en tient compte dans les urnes. Merci, monsieur le Président ! A vous écouter, on dirait que vous vous adressiez à la population du Bounkani, qui, d’ailleurs, se trouve juste à côté des lieux d’où vous parlez.

Ouvrons les yeux pour observer les conséquences qui découlent de certains de nos actes ! Un frère de la région affirmait que c’est ce contexte malsain qui emmène certains cadres à s’enfermer sur eux-mêmes ou à déposer leurs valises d’agent de développement dans d’autres localités comme c’est le cas actuellement à Adiaké. Le parti auquel vous dites appartenir ne vous autorise pas certains actes et langages.

Tendons les oreilles et nous entendrons dire: « c’est l’heure de tel ou tel groupe ethnique, de telle ou telle religion« . Et l’heure du peuple, c’est pour quand? Est-ce cette conception du pouvoir politique (que le parti a combattu) qui emmène certaines personnes à agresser la cohésion sociale ?

Arrêtez ça ! Et tout de suite ! Rappelez-vous que la frustration est l’une des causes de la crise socio-politique que notre pays a connue. Ne frustrez plus les autres ! Ne provoquez plus des conflits inutiles comme ce fut le cas à Téhini, précisément à Gnongata, où un fils de la région aurait tenter de passer outre les interdits pour pêcher dans un fleuve !

N’en rajoutez plus aux difficultés de nos autorités administratives en les obligeant à ne régler que des conflits alimentés à Gnamouin, à Doropo ! N’embrasez pas le climat social en obligeant les paysans à prendre d’assaut les gendarmeries ou les postes de police pour exiger la libération d’un fils emprisonné « injustement » par un autre pour des raisons d’adversité politique.

Appartenir au Rassemblement Des Républicains suppose, entre autres, privilégier le développement et le savoir vivre ensemble, qui sont des éléments centraux du programme de gouvernement du Président de la République. Alors Restons et Demeurons des Républicains !

Cela suppose aussi qu’on doit éviter de contrarier les décisions des responsables du parti. C’est pourquoi je ne saurai passer sous silence le comportement de certaines personnes qui ont su se placer au-dessus, qui ont su se plier à la discipline du parti pour sauver ce qui reste de la cohésion du parti dans la région. Ces hommes et femmes ont su rester républicains, contrairement à d’autres qui ont osé défier le parti pour se présenter en candidats indépendants lors des élections législatives récentes.

Par votre soumission à la décision du parti, vous faites preuve d’un sens républicain prononcé au service de la cohésion et de l’unité pour le développement de la région. Vous serez des repères et des références en politique de développement !

Il se murmure actuellement que c’est la » bravoure » de ces indépendants qui a été récompensée. Mais vous, par cette leçon d’humilité et de soumission, vous interpellez ceux ou celles qui refusent de prêter oreilles attentives aux incessants appels du Chef de la Nation à l’unité, au pardon et à la réconciliation pour mieux vivre ensemble.

Faisons de l’UPR-VE (Unité, Pardon et Réconciliation pour mieux Vivre Ensemble) l’autre nom du parti !

Restez dignes ! Au nom de la cohésion dans le parti, et partant, de la région, ne vous indignez pas ! Même là où le choix de certaines têtes de liste pour les élections choque, ne vous indignez pas ! Peut-être que ce sont des talents cachés. Pour une meilleure appréciation de ces choix, appelons plutôt à des élections libres et transparentes dans toutes les localités de la région !

Que ce qui a emmené le Président du MFA, monsieur Anaky Kobenan, à sortir de son silence lors des élections législatives dans certaines localités de la région, ne se reproduise plus. Ni dans ces localités, ni ailleurs.
Pour une élection paisible.

DJANE OLLO

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