BONDOUKOU : Le nouveau visage de la prostitution

Avec la pauvreté, la prostitution gagne du terrain à Bondoukou

Avec la pauvreté, la prostitution gagne du terrain à Bondoukou

« Bonsoir monsieur ! Attendez-vous quelqu’un ? ». « Oui, j’attends un ami qui m’a donné rendez-vous ici ! ». « Ça se voit que vous n’êtes pas d’ici ! Si vous voulez, je peux vous tenir compagnie en attendant l’arrivée de votre ami ». « Non, merci ! », ai-je répondu. Cette conversation a eu lieu, en septembre 2010, devant le maquis Boulevard des stars. Juste à côté de l’hôtel Abron-bar. Il était un peu plus de 21 heures. La fille d’une vingtaine d’années croyait sans doute avoir affaire avec un client. Scène inimaginable à Bondoukou avant les années 2000.

A l’instar des grandes villes, la prostitution gagne du terrain dans la capitale du District du Zanzan.

Le nouveau visage des prostituées

A Bondoukou, être « belle de nuit » ne s’exprime plus en terme de « Ghanéenne ». Derrière l’époque où les prostituées avaient la même origine : le Ghana. Leur façon de procéder était connue : elles s’asseyaient chaque soir devant leurs portes. Et c’étaient les clients qui se déplaçaient. Aujourd’hui, des Ivoiriennes leur « disputent » le marché du sexe. Une nouvelle race de prostituées avec un nouveau mode opératoire : le phénomène « call-girl » (…qu’on appelle par téléphone). Qui a commencé en 2002, avec la crise militaro-politique.

Raison de la « nationalisation » du plus vieux métier

Les rares filles ayant accepté de nous répondre ont employé le même mot : la pauvreté. Le manque d’argent, raison principale qui emmène au plus vieux métier du monde. Aïcha (identité masquée) dit être venue à Bondoukou « pour se chercher ». A Aboisso, sa ville d’origine (dans le Sud), aucune perspective ne s’offrait à elle. Exode urbain en sens inverse. Bondoukou comme point de chute dans la recherche d’un mieux-être.

Les filles n'ont plus honte de s'exhiber en public, comme ici à Abidjan

Les filles n’ont plus honte de s’exhiber en public, comme ici à Abidjan

L’exemple d’Aïcha, loin d’être unique. Nombreuses celles qui ont décidé de « gagner leur vie » par le commerce du sexe. Plusieurs jeunes filles de la région ont choisi cette voie. Ces dernières ne s’en cachent pas. « Je viens de Sepingo », affirme, sans honte, une très jeune fille rencontrée dans la buvette de l’hôtel Abron-bar. La prostitution connaît donc un essor dans le Zanzan.

Les lieux de fréquentation

Les endroits de prédilection des belles de nuit : le maquis Boulevard des stars, les hôtels Abron-bar, Nafanan et La Baya. Il n’est pas exclu de voir certaines ailleurs. La présence des prostituées en ces lieux fait prospérer les affaires, selon K. Teya, vendeur de cigarettes. A l’hôtel La Baya, les filles ne sortent pas, nous a-t-on dit. 2 000 F pour quelques minutes de plaisir charnel. Soit 1 000 F pour frais de chambre, et l’autre moitié à la fille. Même méthode à Abron-bar. Ici, la « belle » est libre de partir avec le client. A condition que celui-ci y met le prix. Le tarif n’est pas le même quand on décide d’aller ailleurs : entre 5 000 et 10 000 F. Voire plus. Frais de déplacement pris en compte.

En réalité, ces hôtels mal famés réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaire autour du business du sexe. « Chassez ces two two et vous verrez ! Abron-Bar et La Baya formeront aussitôt leurs portes », plaisante une vendeuse de poissons braisés. Quoi de plus normal si de petites activités commerciales se développent là où se trouvent ces demoiselles de joie ! Vente de boisson, cigarettes, papier toilette, poulets rôtis, poissons braisés,…

Quant aux clients de ces prostituées, pas de profil-type. Toutefois, les jeunes garçons dont…

La suite de ce texte sur infoduzanzan.com.

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9 commentaires pour BONDOUKOU : Le nouveau visage de la prostitution

  1. kouman dit :

    que disent les autorités de la ville à propos de ce sujet car c’est de la ville que ces filles salissent

  2. La prostitution à Bondoukou est une honte pour les peuples Koulango,Bron,Lobi,dega,Nanfanan et Malinké. Notre éducation ne tolère pas ça, jusqu’à preuve du contraire. Ceux ou celles qui s’adonnent à ce vieux métier, je pense pas qu’ils soient issus de ces peuples dignes et fiers.

  3. brackdark dit :

    Hello all girl who are prostituate.My best greeting to them.I wanna help them but I do not know where they are.

  4. brackdark dit :

    les filles cherchent alors les gagnes pain.Alors laissez-les traquine.OK.

  5. boakye dit :

    La prostitution a toujours été désignée comme le plus « vieux métier » du monde. Il doit donc être exercé. Que ceux ou celles qui l’exercent, soient encadré(e)s et suivi(e)s par les structures sociales.

  6. desy dit :

    c est désevant

  7. KOUAME YAO SAMUEL dit :

    ON DOIT SINCEREMENT PRIER POUR EUX POUR QUE DIEU PUISSE LES AIDER A OUBLIER CE METIER

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